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La dépression

Écrit par Gérard Piquemal.

depression5La dépression, c'est l'impossibilité de vivre avec soi. Souvent il ne s'agit que d'un simple coup de blues mais c'est fréquemment plus grave; on ne s'intéresse plus à rien, c'est le replis total.

Presque 1,5 millions de canadiens et un européen sur cinq souffrent de dépression grave au cours de leur vie. 20% de ces malades ne sont pas diagnostiqués car les maladies de l'âme restent encore tabou ! Moins d'un tiers d'entre eux font appel à un médecin.

Hippocrate l'appelait mélancolie. Le célèbre médecin grec pensait qu'une bile noire circulait dans le corps des patients atteints de profonde tristesse. Aujourd'hui, la dépression est reconnue comme une maladie grave.

blizzardLes victimes de ce malaise vont souvent mettre ses symptômes sur le dos de l'hiver, de difficultés au travail, des enfants, de problèmes conjugaux, etc. Ils vont rationaliser. Souvent, dans les cas sévères, les victimes de dépression sont les derniers à prendre conscience qu'ils sont déprimés. C'est l'entourage qui va les alerter.

Pour guérir, il faut en premier lieu reconnaître que l'on a besoin d'aide et accepter sa maladie, c'est fondamental. Il faut également accepter un certain nombre de règles d'hygiène de vie (sommeil, gestion du stress, des conflits).

Malgré un diagnostic encore délicat, la médecine possède de nombreux traitements pharmacologique (antidépresseurs), psychothérapeutique ainsi que la stimulation magnétique trans-crânienne.

50% des personnes qui ont fait une dépression grave risquent de rechuter dans les deux ans qui suivent, d'où la nécessité d'être suivi durant plusieurs mois après leur guérison.

Les causes de la dépression

La dépression n'est pas entièrement comprise, pas plus qu'elle n'est causée par un déclencheur particulier. Certains facteurs peuvent rendre certaines personnes plus susceptibles que d'autres à la dépression clinique :

  • événements particuliers et pénibles de la vie (décès, surmenage professionnel, mésentente conjugale,
  • réaction secondaire à une maladie,
  • déséquilibre biochimique dans le cerveau,
  • Il pourrait également y avoir une relation génétique car les gens ayant des antécédents familiaux liés à la dépression sont plus susceptibles de l'éprouver.

Les symptômes

L'état dépressif peut être caractérisé par un ensemble de symptômes constituant le syndrome dépressif. Le corps médical considère généralement qu'une personne souffre d'une dépression quand elle présente au moins 5 des symptômes suivants, presque tous les jours pendant au moins 2 semaines.

  • Humeur déprimée une grande partie de la journée, presque tous les jours,
  • perte d'intérêt ou de plaisir à faire des choses que vous aimiez,
  • perte d'énergie, sensation continuelle de fatigue, épuisement,
  • sentiments écrasants de tristesse ou de chagrin,
  • crises de larmes fréquentes ou sans raison apparente
  • absence de réaction émotionnelle, même au point de ne pouvoir pleurer,
  • perte ou augmentation du poids ou de l'appétit,
  • troubles du sommeil, (insomnie ou sommeil excessif) surtout tôt le matin, envie de dormir tout le temps ou " de se cacher sous les couvertures",
  • agitation (par exemple torsion des mains) ou lenteur des mouvements,
  • sentiments d'inutilité, de culpabilité excessive, d'impuissance ou de désespoir,
  • difficulté à réfléchir, à se souvenir de certaines choses, à se concentrer ou à prendre des décisions simples du quotidien,
  • pensées morbides (dans 60 % des cas) ou suicidaires (dans 15 % des cas),
  • diminution des pulsions sexuelles,
  • évitement des autres.

Quelle est la durée d'une dépression ?

Le syndrome dépressif ressenti après la perte d'un être cher ou consécutif à une grosse déception peut être de courte ou de longue durée, dépendant de la personne, de la gravité du choc et du soutien disponible pour l'aider à y faire face.

La dépression clinique peut être, elle aussi, de courte ou longue durée et rarement permanente. Sans traitement médical, elle peut naturellement s'estomper après plusieurs semaines, voir plusieurs mois. Traitée adéquatement, on peut s'en rétablir beaucoup plus vite.

La dépression est-elle cyclique ?

Malheureusement, une personne qui a déjà éprouvé une dépression clinique sera plus susceptible d'en être atteinte de nouveau. Par exemple, certains sujets éprouvent des cycles de dépression saisonniers, surtout en hiver. On les catégorise sous l'appellation de «Trouble affectif saisonnier (TAS)».

Entre cinq et dix pour-cent des sujets atteints de dépression éprouvent également des états excessifs de tristesse ou d'exaltation qu'on appelle manie. Lorsque soit la dépression ou la manie se présente à différents moments, il s'agit d'un trouble affectif bipolaire (anciennement appelée maniaco-dépression). Si c'est seulement la phase dépressive qui se présente de manière récurrente, il s'agit alors d'un trouble affectif unipolaire.

Biochimie du cerveau

Au début des années cinquante, certains chercheurs se sont penchés sur la chimie du cerveau. Certains neurotransmetteurs de la classe des monoamines attirèrent leur attention. Ces neurotransmetteurs, tous dérivés d'un acide aminé, comprenaient la dopamine, la noradrénaline et la sérotonine. Les neurotransmetteurs commencent à peine à livrer leurs mystères et on ne connaît pas encore toutes leurs implications sur le comportement humain. On sait maintenant qu'un mauvais fonctionnement du circuit de noradrénaline ou de sérotonine contribue à la dépression chez certains individus. Après n'avoir été associée qu'à la dépression majeure, la sérotonine est maintenant reliée à de nombreuses conditions comme l'anxiété et la panique, les troubles obsessifs compulsifs, les phobies, l'autisme, la boulimie, le syndrome prémenstruel, les troubles alimentaires, la migraine, la schizophrénie et l'agressivité.

Qu'est-ce qu'un neurotransmetteurs

Le cerveau est composé de milliards de cellules appelées neurones qui produisent, reçoivent et analysent les informations nécessaires au bon fonctionnement du corps humain. Ces neurones forment un ensemble de réseaux qui ont tous un rôle déterminé. En fait, ils servent à établir la communication entre le cerveau et le corps et vice-versa. Le mouvement, la pensée, la mémoire, les sensations et l'humeur sont tous le résultat de signaux inter-neuronaux. Bien qu'ils ne se touchent pas (Ils sont séparés par un espace que l'on appelle la synapse), chaque neurone entretient environ 10 000 contacts avec les autres neurones. Ce sont les neurotransmetteurs qui servent d'agent de liaison entre les neurones. Chaque neurone possède deux prolongements : l'axone qui est responsable du passage des neurotransmetteurs vers les autres neurones et la dendrite qui reçoit les neurotransmetteurs en provenance des autres neurones.

Jusqu'à présent, plus de 30 neurotransmetteurs spécialisés dans différents messages ont été identifiés. Certains véhiculent les informations du monde extérieur (le son, la lumière), d'autres commandent certaines actions (la contraction des muscles, par exemple), d'autres encore modulent l'humeur. La sérotonine, comme la dopamine ou la catécholamine, en fait partie.

neurone

La sérotonine

La sérotonine est synthétisée à partir du tryptophane, un des 9 acides aminés essentiels fournis par l'alimentation (poissons, tomates, cacao...). Même si elle est surtout concentrée dans le tractus gastro-intestinal, les plaquettes sanguines et le cerveau, on la retrouve également dans la plupart des tissus de l'organisme. Comme les autres neurotransmetteurs, la sérotonine passe d'un neurone à l'autre afin de communiquer un message. Lorsqu'elle est libérée dans la synapse, elle se loge dans les récepteurs du neurone suivant. Une fois son action accomplie, le neurone émetteur reçoit le signal de cesser sa production et de recapter la sérotonine présente dans la synapse.
L'efficacité du message est influencée par deux facteurs :

  1. La quantité de sérotonine présente dans la synapse, qui dépend du neurone émetteur (production et recaptage),
  2. l'usage que le neurone suivant en fera.

Pour la seule sérotonine, on a identifié quinze types de récepteurs, c'est-à-dire quinze façons différentes de l'utiliser. C'est ce qui explique son implication dans plusieurs fonctions physiologiques. Il n'est donc pas étonnant qu'un déficit en sérotonine puisse être à la source de maladies différentes, selon la région du cerveau où ce déficit se fait sentir.

Le traitement de la dépression

Les traitements conventionnels

On distingue deux grandes catégories de traitements : le traitement pharmacologique (antidépresseurs) et les psychothérapies.

Les antidépresseurs

La prise d'antidépresseurs améliore l'humeur des personnes dépressives en corrigeant certains déséquilibres au niveau des neurotransmetteurs cérébraux.

Cette normalisation des neurotransmetteurs aide à retrouver le sommeil, l'appétit, un regain d'énergie, du plaisir et des pensées positives prend normalement entre deux et trois semaines.

Les différentes catégories d'antidépresseurs doivent cependant être prescrites pour une période d'environ quatre à six mois afin de minimiser le risque de rechute.

Les antidépresseurs sont efficaces chez environ le trois quart des personnes souffrant de dépression sévère.

Différentes catégories d'antidépresseurs

Les antidépresseurs tricyclique

Nom générique Nom commercial
Clomipramine Anafranil
Imipramine Apo-Imipramine, Impril, Novopramine, Tofranil
Amitriptyline Apo-Amitriptyline, Elavil, Levate, Novotriptyn,
Désipramine Norpramin, Pertofrane
Doxépine Novo-Doxepin, Triadapin
Nortriptyline Aventyl
Protriptyline Triptil
Trimipramine Apo-Trimip, Novo-Tripramine, Rhotrimine, Surmontil

Effets secondaires

Les effets secondaires les plus couramment associés à l'usage de médicament tricycliques ne se produisent pas chez tous les patients. Certains disparaîtront au cours des deux ou trois premières semaines du traitement.

  • étourdissements
  • somnolence
  • sécheresse buccale
  • maux de tête
  • stimulation de l'appétit (pourrait inclure des fringales pour le sucre)
  • nausée
  • sensibilité au soleil (risque accru de coups de soleil)
  • fatigue ou faiblesse (légère)
  • goût déplaisant
  • prise de poids

Bien que moins courants, certains effets secondaires plus sévères pourraient survenir: Convulsions, tremblements, battements de coeur rapides ou irréguliers, troubles de la vue, hallucinations, confusion ou délire. Si vous éprouvez un de ces symptômes, contactez votre médecin immédiatement.

Interactions médicamenteuses et autres préoccupations

Les médicaments tricycliques ont une interaction avec plusieurs autres médicaments. Bien qu'il soit possible de les utiliser en même temps que d'autres, il est important d'informer votre médecin de tous ceux que vous prenez, y compris les produits en vente libre tels les remèdes contre la grippe. Les tricycliques peuvent intensifier les effets de l'alcool et de toute autre drogue susceptible de vous rendre somnolent ou moins vigilant.

Ne modifiez pas votre dosage sans l'approbation de votre médecin. En effet, une overdose pourrait se produire si vous preniez une trop grande quantité de produits tricycliques. Tenez ces médicaments hors de la portée des enfants car une overdose pourrait leur être fatale. La prise de médicaments tricycliques doit être arrêtés progressivement afin de minimiser les symptômes du sevrage. Ceux-ci peuvent comprendre :

  • maux de tête
  • irritabilité
  • nausées et vomissements
  • diarrhées
  • agitation
  • problèmes de sommeil

Les inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine ou ISRS.

Ces produits modifient les niveaux de ce neurotransmetteur. Ils provoquent moins d'effets secondaires que les anciennes catégories d'antidépresseurs et constituent actuellement la catégorie d'antidépresseurs la plus prescrite. Ces médicaments sont sans danger reconnu pour les enfants et les aînés.

Nom générique Nom commercial
Citalopram Celexa
Fluoxétine Prozac
Fluvoxamine Luvox
Paroxétine Paxil
Sertraline Zoloft

Effets secondaires
Les effets secondaires les plus couramment associés à l'usage de médicaments ISRS ne se produisent pas chez tous les patients. Certains disparaîtront au cours des deux ou trois premières semaines du traitement. Il est à noter que certains de ces produits provoquent plus d'effets secondaires que d'autres.

  • changements dans la performance ou la pulsion sexuelle
  • perte d'appétit ou de poids
  • diarrhées ou selles liquides
  • étourdissements
  • somnolence
  • maux de tête
  • transpiration accrue
  • nausées
  • éruptions cutanées (fluoxétine)
  • fatigue ou faiblesse
  • tremblements
  • problèmes de sommeil

Bien que les ISRS soient couramment utilisés contre les troubles anxieux, certaines personnes risquent d'éprouver une augmentation de leur anxiété.

Bien que rarement, les ISRS peuvent provoquer une complication sévère, appelée «Syndrome de la sérotonine». Si vous constatez l'apparition de symptômes tels que: confusion, diarrhée persistante, fièvre, problèmes de coordination, agitation, frissons, sueurs, excitation incontrôlable en parlant, tremblements ou spasmes musculaires, consulter un médecin sans tarder. Des convulsions et des problèmes urinaires font partie des autres complications graves mais rares qui pourraient survenir sous l'effet des ISRS.

Interactions médicamenteuses

Cette gamme d'antidépresseurs provoque moins d'effets secondaires que les agents tricycliques. Cependant, il est important d'informer votre médecin de tous les médicaments que vous prenez, y compris les produits en vente libre tels les remèdes contre la grippe. La consommation d'alcool est déconseillée lors d'un traitement comportant un ISRS. Le pamplemousse et son jus perturbent la dégradation de plusieurs médicaments. Ils pourraient donc accroître ou réduire le taux d'ISRS dans votre système. Veuillez consulter votre médecin pour déterminer si vous pouvez en consommer sans danger.

La prise de médicaments ISRS doit être arrêtée progressivement afin de minimiser les symptômes du sevrage. Ceux-ci peuvent comprendre:

  • agitation
  • anxiété
  • confusion
  • étourdissements
  • sensation constante de mouvement (vous ou vos environs)
  • maux de tête
  • nausées
  • sueurs
  • tremblements
  • problèmes de sommeil

Les inhibiteurs de monoamine-oxydase ou IMAO

Ils furent parmi les premiers antidépresseurs développés. Les monoamines sont des neurotransmetteurs, au même titre que la sérotonines ou la noradrénaline.

Métabolisés par une enzyme que l'on appelle monoamine oxydase, les inhibiteurs de la monoamine oxydase vont bloquer cette enzyme, permettant ainsi à une plus grande quantité de sérotonine et de noradrénaline de demeurer disponible.

Ils sont de moins en moins utilisés de nos jours comme antidépresseurs de première ligne à cause de leurs effets secondaires et de leurs interactions avec d'autres médicaments. La prise d'IMAO est accompagnée de strictes restrictions nutritionnelle en ce qui concerne les aliments riches en tyramine (choux, pommes de terre, hareng, gruyère…) car cette substance moins dégradée par les IMAO, peut causer de l'hypertension artérielle si elle est présente en trop grande quantité.

Parmi les IMAO, on trouvela phénelzine (Nardil) et la tranylcypromine (Parnate).

Les psychothérapies

La psychothérapie permet de travailler les aspects psychologiques et sociaux impliqués dans l'épisode dépressif.
Bien que permettant d'apporter des changements en profondeur, les psychothérapies sont des processus longs où la compétence du thérapeute et la confiance que lui apporte son patient comptent pour beaucoup.
Plusieurs types de psychothérapies sont possibles, cependant, deux d'entre elles se sont avérées particulièrement efficaces dans le traitement de la dépression : la thérapie cognitivo-comportementale et la thérapie interpersonnelle.

  • La thérapie cognitivo-comportementale

Elle vise à modifier les pensées et les comportements dysfonctionnels qui accompagnent une dépression. Souvent, la dépression amène une distorsion de l'estime de soi et des relations avec les autres. Des démarches sont donc proposées pour élaborer de nouveaux schémas de pensée.
Ce type de thérapie peut procurer une aide efficace aux personnes qui souffrent de dépression légère ou modérée et contribue également à prévenir les rechutes.

  • La psychothérapie interpersonnelle

Cette thérapie part du principe que la majorité des personnes déprimées ont des relations interpersonnelles perturbées et que si l'on peut résoudre ces difficultés, on peut aussi stabiliser les symptômes de dépression.
Le thérapeute tentera ainsi d'améliorer le rapport de la personne avec son chagrin, son deuil, son adaptation à de nouvelles responsabilités ou de régler des tensions interpersonnelles comme les conflits au travail.

Les options non pharmaceutiques

Il existe un certain nombre d'autres options efficaces pour le traitement de la dépression légère ou modérée. Ces options peuvent être utilisées en association avec des médicaments ou seules lorsque cela convient au cas.
La meilleure démarche consiste à parler avec votre médecin ou un autre professionnel de la santé de vos propres croyances ainsi que des méthodes qui seraient les plus efficaces pour vous. Des recherches récentes ont montré que l'âge et l'expérience de vie influaient sur les choix qui mettaient les patients à l'aise dans le choix d'une démarche.

Dépression et médecines douces

La relation d'aide, la naturopathie, la PNL, la massothérapie, l'aromathérapie, offrent des ressources additionnelles non négligeables, dans la lutte contre certaines formes de dépressions.

Dépression et plantes médicinales

C'est une option qui gagne en popularité. Dans le cadre de plusieurs essais cliniques, le millepertuis* s'est avéré aussi efficace que des antidépresseurs contre les cas de dépression saisonnière, légère ou modérée mais inefficace contre les états dépressifs graves. Discutez des meilleurs produits avec un pharmacien, un naturopathe ou un herboriste d'expérience.

Attention, le millepertuis créé des interactions avec certains antidépresseurs, antiviraux, la digoxine, la cyclosporine... Le fait d'être naturelles ne signifie pas que les plantes médicinales soient exemptes d'effets secondaires ou néfastes. Assurez-vous d'informer vos fournisseurs de soins de tous les traitements que vous prenez.

Dépression et exercice

Plusieurs études ont montré que l'exercice pouvait atténuer les symptômes de la dépression, même dans les cas graves. Alors, bougez, allez vous promener à pied ou à bicyclette.

Dépression et vitamines

Même si les vitamines ne conviennent pas au traitement de toutes personnes souffrant de dépression, certains cas pourraient être attribuables à des carences vitaminiques, notamment en ce qui concerne les vitamines du complexe B.

Dépression et alimentation

Aliments à privilégier

La dépression exige les soins d'un spécialiste. Par contre, certains aliments peuvent avoir un effet antidépresseur, pour ceux qui ressentent un peu de vague à l'âme. Il est recommandé d'augmenter la consommation d'aliments riches en hydrates de carbone (pâtes alimentaires, pain, céréales), en sélénium (légumes verts à feuilles légumineuses) et en acide folique (fruits de mer, graines, noix), à cause de leur action sur la sérotonine, hormone impliquée, entre autres, dans la régulation de l'humeur. Les aliments qui contiennent des tryptophanes aident la sécrétion de sérotonine (par ex. : lait, dinde, maïs…).

Le café et le thé, consommés en quantité raisonnable, agissent aussi comme antidépresseur.

Autres aliments bénéfiques

  • millet
  • basilic
  • abricot
  • huile de foie de flétan ou de morue
  • sésame et huile de sésame

Aliments à éviter

L'alcool : Il a un effet euphorisant trompeur

Après avoir consommé de l'alcool, les personnes déprimées peuvent temporairement ressentir un certain bien-être. Mais cet effet n'est que de courte durée. En effet, l'alcool a avant tout un effet dépresseur qui augmente avec la consommation et la durée de celle-ci. De plus, on considère que l'alcool représente également un facteur de résistance au traitement et qu'il peut avoir des effets toxiques si on le consomme avec des antidépresseurs. Alors, en cas de déprime et surtout si on prend des antidépresseurs… Cesser la consommation.

Consommés en même temps que certains médicaments anxiolytiques, les aliments riches en tyramine (substance produite lors du processus de maturation ou de conservation de la nourriture), peuvent provoquer des crises hypertensives (hypertension, maux de tête, vomissements, palpitations cardiaques). Les personnes prenant des médicaments inhibiteurs de l'enzyme monoamine oxydase A (IMAO) devraient absolument éviter les fromages vieillis et les plats qui en contiennent, les viandes et les poissons marinés ou fumés, les fèves des marais, la bière et le vin rouge, la choucroute, les extraits de viandes concentrés ou tout autre aliment qui cause des symptômes d'hypertension.

La famille, les amis et les autres sources de soutien social

Les personnes dépressives qui reçoivent un soutien de la part de leur famille se remettent plus rapidement, connaissent moins de rechutes et sont moins susceptibles de vivre une première dépression.

Toute décision concernant le traitement de la dépression et des troubles de l'humeur devrait toujours se prendre en consultation avec un fournisseur de soins compétent.

Sources

Fava M, et al. Folate, vitamin B12, and homocysteine in major depressive disorder. American Journal of Psychiatry 1997 Mar;154 (3) : 426-428.

Babyak M, Blumenthal JA, et al. Exercise treatment for major depression: maintenance of therapeutic benefit at 10 months. Psychosomatic Medicine 2000 Sep-Oct;62(5):633-8.

Alpert JE, Fava M. Nutrition and depression: the role of folate. Nutrition Review 1997 May;55(5):145-9.

Chilvers C, Dewey M et al. Antidepressant drugs and generic counselling for treatment of major depression in primary care: randomised trial with patient preference arms. British Medical Journal 2001 March 31;322:772.

Penninx BW, Guralnik JM et al. Vitamin B12 Deficiency and Depression in Physically Disabled Older Women: Epidemiologic Evidence From the Women's Health and Aging Study. American Journal of Psychiatry 2000 May; 157:715-721

Hagerty B, Williams R. The Effects of Sense of Belonging, Social Support, Conflict, and Loneliness on Depression. Nursing Research 1999 July/August; 48(4):215.

Sites internet

http://www.lecerveau.mcgill.ca/
Association Canadienne pour la Santé mentale http://www.cmha.ca/
http://www.doctissimo.fr/
Institut International de Recherches en Homéopathie et en Biothérapies http://www.iirhb.org/
http://www.femmesensante.ca/
Santé-Canada http://www.hc-sc.gc.ca/dhp-mps/medeff/advisories-avis/prof/2000/hypericum_perforatum_hpc-cps_f.html